Le laboratoire a organisé deux manifestations scientifiques : un séminaire national en 2015 (SNEEZA’2015) et un  autre Maghrébin en 2018 (SMEEZA’2018)

 

Equipe N01

 Titre de l’Equipe 

Microbiologie des eaux

 Acronyme éventuel

Microbios

 Localisation physique

Université de Ouargla

 Nom -Chef d’équipe

Siboukeur Oumelkheir

Grade : Professeur

Liste exhaustive des membres de l’équipe par grade

 Nom & Prénom

Sexe

Grade

Spécialité

Structure de rattachement

 Mimouni Yamina

F

MC (A)

Biologie, Agronomie

Université de Ouargla

 Bayoussef Zahia

F

MC (A)

Pharmacie

Université de Ouargla

 Kateb Lamia

F

MA (A)

Pharmaco-toxicologie

Université de Ouargla

 Khallef Sakina

F

MC (B)

Microbiologie

Université de Ouargla

 Siboukeur Amina

F

MC (B)

Microbiologie

Université de Ouargla

Description des objectifs, missions et activités de l’équipe

Objectifs d’ensemble

            Le développement industriel et l’intensification des activités humaines sont à l’origine de l’accroissement et de la dispersion des polluants dans le milieu naturel. L’Homme "moderne" ignorant la fragilité du système et ces équilibres naturels, lui impose une multitudes de perturbations. Pour les années à avenir, les enjeux d’un environnement sain et propre prennent de plus en plus de l’importance. L’un des problèmes majeurs qui menace de nos jours l’environnement saharien est le déversement direct des eaux usées domestiques dans le milieu naturel en vue de son traitement par lagunage naturel. Cependant, on ne dispose d’aucune information scientifique sur son efficacité, dans les conditions sahariennes, vis-à-vis l’évolution et le devenir des eaux usées ni leur impact sur le milieu récepteur. En effet, tout milieu naturel possède une capacité d'autoépuration sans laquelle les conséquences peuvent être très graves (contamination des nappes, des sols et des aliments), rendant ainsi son utilisation pernicieuse pour l'homme et les animaux.

D’origine humaine ou animale, la pollution biologique présente un danger de santé publique. Deux conséquences peuvent se présenter :

1. Conséquences sanitaires (maladies à transmission hydrique)

2. Conséquences écologiques (pollution des sols, des aliments, prolifération des insectes,…)

Pour une éventuelle réutilisation des usées en agriculture et pour une meilleure protection de la santé publique, l’approche scientifique adoptée par cette équipe de recherche, consiste à l’analyse et à l’identification des espèces microbiologiques présentes dans les eaux potables et usées, en la mise en évidence de procédés de désinfection des eaux en utilisant certaines produits naturels (Huile de cade, charbon des noyaux de dattes et de déchets de bois et d’optimiser en comparant  aux désinfectant ordinaire (hypochlorite, permanganate, …), en un suivi, dans des conditions contrôlées, l’évolution de la qualité des eaux usées traitées dans le temps et en fonction des paramètres physico-chimiques (température, concentration, espèces de bactéries, …). L’analyse et le suivi de l’évolution des principaux éléments indicateurs de pollutions (NH4+, NO2- et NO3-, PO43-…), permettent de dresser un bilan de traitement et d’optimiser les paramètres expérimentaux.

Fondements Scientifiques

 

Équipe n°2

Titre de l’Équipe 

Qualité et traitement des eaux

 Localisation physique :

Centre de recherche – Pôle 3 de l’université de Ouargla.

 Nom -Chef d’équipe

Nom et prénom : MESSAÏTFA Amar

Grade : Pr.

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 Noms & Prénoms

Sexe

Grade

Spécialité

Structure de rattachement

MESSAÏTFA Amar

M

Pr.

Hydraulique

Université de Ouargla

BAOUIA Kais

M

MCA

Hydraulique

Université de Ouargla

BELMABEDI Amel

F

MAA

Hydraulique

Université de Ouargla

HADJI Warda

F

Doctorant (Es)

Génie des procédés

Université de Ouargla

Objectifs d’ensemble

            Les eaux souterraines constituent la source unique en eaux potable des régions du Sahara Algérien, soit du point de vue potentiel ou de superficie. Bien que ces eaux présentent des caractéristiques spécifiques : gradients de température, conductivité et dureté élevée, résidu sec important forte salinité, il n’a pas fait l’objet d’études approfondies, cette méconnaissance a engendré de sérieux problèmes :

- Entartrage des conduites,

- Bouchage des puits injecteurs,

- Corrosion des ouvrages hydrauliques et pétroliers,

- Effet sur la santé humaines (fluorose dentaire et squelettique, caillots urinaire, cardio-vasculaire, diarrhée, …)

- Mauvaise goût dû aux fortes teneurs en Na+, en Cl-, en SO42-,

 L’approche scientifique développé, consiste à suivre, à décrire et à mettre en évidence le procédé de traitement adéquat :

  1. Décarbonatation (adoucissement) des eaux : l’un des problème majeurs qui menace de nos jours le devenir des ouvrages hydraulique (conduites, refroidisseur, radiateur, …), c'est l'entartrage. La menace provient en grande partie de la présence, en quantité notable, des éléments responsable de la dureté (Ca2+, Mg2+) dans les eaux. Auxquels s’ajoute les conditions favorables à l’entartrage (Température et pH). Depuis longtemps, le problème qu’engendre ce phénomène, atteint un niveau localement alarmant, la solution nécessite la prise en charge immédiate de ce problème par la maîtrise des paramètres et la mise en place d’un procédé d’adoucissement efficace, économique et durable des eaux dures de la région.
  2. Défluoruration des eaux : dans le sud de l’Algérie, nous assistons à une fluorose (dentaire et squelettique) silencieuse parmi les citoyens. Au vue de la méconnaissance de toutes les sources de fluorure, l’équipe de recherche à pour objectif d’estimer le niveau de l'exposition de fluorure et des risques de fluorose dans les principales régions du Sud Algérien. Il permis d’évaluer la prise quotidienne de fluorure consommée, de localiser les zones à risque, d’établir un bilan et de rechercher une solution à courte terme, selon un procédé efficace et économique conformément aux normes recommandées (<1,5 mg/l).

       3. Désinfection des eaux : Pour certaine région du sud Algérien, l’huile de cade (Gatrane), est largement utilisée dans les eaux de consommation.   Cependant, aucune information scientifique utile n’est disponible pour le moment dans la région quant à l’utilité et l’utilisation de ces huiles dans les eaux de consommation. Pour les années à avenir, les enjeux de la valorisation des produits naturels (notamment local) prennent de plus en plus d’importance. La mise en évidence et la valorisation des huiles de cades, du charbon des noyaux de dattes ou du déchets de bois comme matrice naturelle, dans le traitement et l’amélioration de la qualité chimique et microbiologique des eaux de consommation, semble représentent un atout de développement pour l’économie de pays et la recherche scientifique.

. Fondements Scientifiques

  • Etude de la qualité physico-chimique des eaux
  • Adoucissement et décarbonatation des eaux
  • Défluoruration des eaux par la chaux naturelle
  • Valorisation des produits naturels (charbons des noyaux de dattes et déchets de bois, l’huile de cade, l’argile,..) dans le traitement des eaux
  • Traitement et réutilisation des eaux usées et de drainage en irrigation
  • Optimisation des paramètres expérimentaux de traitement des eaux

 

Équipe n°3

Titre de l’Équipe 

Ressources en Eau

 Localisation physique :

Centre de recherche – Pôle 3 de l’université de Ouargla.

 Nom -Chef d’équipe

SAGGAÏ Sofiane

Grade : Pr.

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 Noms & Prénoms

Sexe

Grade

Spécialité

Structure de rattachement

SAGGAI Sofiane

M

Pr.

Hydraulique

Université de Ouargla

CHAICHE Khaled

M

MCA

Agronomie

Université de Ouargla

DERDOUS Oussama

M

MCA

Hydraulique

Université de Ouargla

BOUAMRANE Ali

M

MCA

Hydraulique

Université de Ouargla

HIDOUCI Sabrina

F

MCB

Aquaculture

Université de Ouargla

Objectifs d’ensemble

                Au Sud de l’Algérie, la pluviométrie est rare (39 mm/an) et le déficit d’eau est comblé par l’exploitation des nappes fossiles les plus importantes du monde (UNESCO, 1972), le Complexe Terminal (CT) et le Continental Intercalaire (CI). Les potentialités de ces réservoirs fossiles (Cheverry et Robert, 1998), très partiellement renouvelées (Kattab, 2001 ; Dahmani et Bithorel, 2001), sont évaluées à 60 000 milliards de m3.Compte tenu de l’accroissement des besoins en eau (potable, agricole et industrielle) et de l’état actuel de sa gestion, cette ressource risque de représenter dans le future, un problème de sa durabilité (un rabattement de 80 m est déjà signalé). Par ailleurs, la population ayant doublé entre 1977 et 1987, doublera de nouveau entre 1988 et 2008, la superficie agricole et les besoins industriel ont augmenté ces dernières années entraînant une surexploitation des ressources souterraines. Par ailleurs, de nombreuses région du Sud de l’Algérie (Ouargla, Touggourt, El-Oued, El-Goléa), sont dépourvues d’exutoire naturel (pente < 0,1 ‰) où seule l’évapotranspiration constitue la sortie des eaux, lui confère une très grande sensibilité à la remontée des eaux. En hiver, l’infiltration et la concentration des eaux dans les basses vallées, forment des mares, qui hormis les conséquences écologiques (prolifération des insectes, dépérissement des palmeraies, salinisation des sols, perte du production), constituent une perte des ressources souterraines pompées. La vidange de ces mares, en été, par évapotranspiration a pour conséquence un rabattement de la nappe phréatique et une forte salinisation des sols. La remontée des eaux liée, principalement, à l’endoréisme des régions a été accentuée ces dernières années suite à l’accroissement des besoins en eaux des différents secteurs de développement. Ce travail permettra de sensibiliser l’ensemble des acteurs quant au problème auquel est confronté la région. C’est une contribution visant à atténuer le phénomène de la remontée et à sauvegarder les ressources et le système oasien. C’est dans ce sens que s’inscrit les objectifs de cette équipe de recherche, qui consiste en l’estimation du bilan hydrologique dans le but de sensibiliser l’ensemble des acteurs quant aux risques auxquels sont confrontées les régions du sud et l’économie du pays en général.

Fondements Scientifiques

  • Hydrologie des zones aride
  • Bilan hydrique
  • Remonté des eaux
  • Gestion et économie d’eau

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Mot du directeur de laboratoire

L’eau est une partie intégrante du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et son économie, sont d’un intérêt général en vue d’un développement durable. L’usage de l’eau est un droit acquis pour tous, dans le cadre des lois et des règlementations en vigueur.

Par ailleurs, l’eau véhicule un grand nombre de composés organiques et minéraux nocifs pour la santé, et c’est la raison pour laquelle l'organisation mondiale de la santé (OMS) considère que 80% des maladies qui affectent la population mondiale sont directement liées à l'eau. La protection de la santé publique et de l'environnement devient, alors, la responsabilité de tout le monde et l’eau doit répondre, dans ces conditions, aux normes de conformité physico-chimique et bactériologiques définies par les directives algériennes (décret exécutif n° 11-219 du 12/06/2011 fixant les objectifs de qualité des eaux superficielles et souterraines destinées à l’alimentation en eau des populations) et les organismes internationaux relatifs à la qualité et aux normes des eaux destinées à la consommation humaine. Le Laboratoire de recherche "Génie de l’Eau et de l’Environnement en Milieu Saharien" vise à limiter, voire à supprimer les éléments qui peuvent entraîner de graves atteintes à la santé et à l'environnement, tels que les bactéries nuisibles, les métaux lourds, les nitrates, le fluorure, ….

En zones arides, le problème de l’eau ne saurait être traité isolément : il doit être intégré dans les schémas directeurs de développement sociaux économiques, afin d’assurer les besoins (humains, agricoles et industriels), de lutter contre le gaspillage et de préserver l’écosystème. Le Sahara algérienne se caractérise par un climat hyper aride (> 45 °C en été), des précipitations rares et très faibles (39 mm/an) et d'une forte évaporation, souffre depuis longtemps d'une situation alarmante induite par la remonté des eaux, de la nappe phréatique, dans de nombreux régions du Sahara Algérien (Ouargla, Touggourt, El Oued, El Goléa,…), de forte salinité des sols et de mauvaise qualité des eaux (forte dureté, salinité, teneurs en fluorure. …). Dans ces régions le déficit d’eau est comblé par l’exploitation des ressources souterraines fossiles, considérées comme les plus importantes du monde (UNESCO, 1972), le Continental Intercalaire (CI) et le Complexe Terminal (CT). Cependant, la surexploitation de ces ressources, sans que l’on se soucie de leur devenir, pose actuellement un sérieux problème quant à leur durabilité. En effet, la superficie des oasis a augmenté, la croissance démographique a doublée, auxquelles s’ajoute l’amélioration du niveau de vie, ont considérablement augmenté les besoins en eau dans le sud de l’Algérie. A Ouargla, par exemple, les prélèvements qui étaient de 75 Mm3 en 1992, atteignent les 90 Mm3 en 2008 et dépasse les 130 Mm3 en 2025. Ce volume d'eau extrait, équivalant à une diminution de la réserve (déstockage), correspond à une exploitation en régime de déséquilibre hydraulique et hydrogéologique. Un rabattement de 80 m, des niveaux des nappes, est déjà signalé à la région de l’Oued R’hir.

Les projets de recherche proposés au sein du laboratoire rentrent dans le cadre recherche (fondamentale et appliquée) et le développement. Ils se fixent comme objectif d’identifier et résoudre les problèmes liés à l’eau et de son impact sur la santé, l’environnement (eaux usées, salées…) et les ouvrages hydrauliques, et de génie civil. A la gestion, le traitement, le recyclage des eaux (usées et salées) et à la valorisation des produits sous produits locaux (noyaux de dattes, charbon d'os et des huiles de cades) dans l’amélioration de la qualité des eaux. Cet aspect est à quatre niveaux, physique, chimique, géochimique et micro biologique. Une mission essentielle du laboratoire est la recherche d’une approche pour prendre en charge des problèmes liée à la gestion de l’eau, de sa qualité (Déminéralisation, adoucissement, défluoruration et désinfection) conforment à la norme de potabilité, de son impact sur l’environnement (remontée des eaux, prolifération des insectes, salinisation des sols, dépérissement des plantes, …), aussi la caractérisation chimique et microbiologique des eaux, l’élaboration des cartes hydro-chimiques.

Le laboratoire de recherche "Génie de l'eau et de l'environnement en milieu Saharien (LGEEMS)" est composé de Chimistes, de Biologistes, des Hydrauliens et des Agronomes. Son équipements moderne,  permet de mesurer et contrôler la composition des eaux et des aliments, mettant ainsi en évidence la présence de substances polluantes qui peuvent se trouver dans les eaux même à des concentrations faibles (µg/L).

Ce laboratoire de recherche s’est distingué par la présence d’une vingtaine de spécialistes qui assures la recherche sur différents aspects expérimentaux liée à l'eau et de l'environnement. Ils trouveront mes vif remerciement pour avoir répondu favorablement être membre pour la création de ce laboratoire et pour les efforts qu’ils ont fournis durant le premier et le deuxième bilan d'activité positif. La réussite de ce bilan est le fruit de la volonté et de la dynamisme des chefs et membres d'équipes de recherche avec l’aide des responsables de l’université de Ouargla. Je remercie également la Direction Générale de la Recherche Scientifique et de Développement Technologique pour son soutien financier pour l'acquisition des équipements scientifiques de ce laboratoire de recherche.

J’espère que ce laboratoire de recherche sera bénéfique et enrichissant pour tous les étudiants de la spécialité de chimie, du génie des procédés, du génie de l’environnement et d’hydraulique.

                                                                                                                                                                              Pr. Messaïtfa A.

I- PRESENTATION DU LABORATOIRE :

Créé en 2012, le laboratoire de "Génie de l'Eaux et de l'Environnement en milieu Saharien (LGEEMS)", fixe comme objectif d’identifier et de résoudre les problèmes liés à l’eau à de son impact sur la santé, l’environnement (eaux usées, salées…) et les ouvrages hydrauliques, et de génie civil. Son activité principale était le contrôle de la qualité physico-chimique des eaux naturelles, des eaux usées et de l'environnement.

En zones arides, le problème de l’eau ne saurait être traité isolément : il doit être intégré dans les schémas directeurs de développement sociaux économiques, afin d’assurer les besoins (humains, agricoles et industriels), de lutter contre le gaspillage et de préserver l’écosystème. Le Sahara algérienne se caractérise par un climat hyper aride (> 45 °C en été), des précipitations très faibles (39 mm/an) et d'une forte évaporation, souffre depuis longtemps d'une situation alarmante induite par la remonté des eaux de la nappe phréatique dans de nombreux régions du Sahara Algérien (Fig. 1), de forte salinité des sols (Fig. 2) et de mauvaise qualité des eaux (forte dureté, salinité, teneurs en fluorure, …). Dans ces régions le déficit d’eau est comblé par l’exploitation des ressources souterraines fossiles, considérées comme les plus importantes du monde (UNESCO, 1972), le Continental Intercalaire (CI) et le Complexe Terminal (CT). Cependant, la surexploitation de ces ressources, sans que l’on se soucie de leur devenir, pose actuellement un sérieux problème quant à leur durabilité. En effet, la superficie des oasis a augmenté, la croissance démographique a doublée, auxquelles s’ajoute l’amélioration du niveau de vie, ont considérablement augmenté les besoins en eau dans le sud de l’Algérie. A Ouargla, par exemple, les prélèvements qui étaient de 75 Mm3 en 1992, atteignent les 90 Mm3 en 2008 et dépasse les 130 Mm3 en 2025. Ce volume d'eau extrait, équivalant à une diminution de la réserve (déstockage), correspond à une exploitation en régime de déséquilibre hydraulique et hydrogéologique. Un rabattement de 80 m, des niveaux des nappes, est déjà signalé à la région de l’Oued R’hir. Par ailleurs, dans les régions endoréiques (pente < 0,1 ‰), l’évapo(transpi)ration constitue le seul flux sortant, ce qui lui confère une très grande sensibilité à la remontée des eaux. En hiver, les basses vallées des cuvettes, sont engorgés par les eaux de drainage, les fuites d'eaux et les eaux usées, formant des mares qui, hormis les conséquences écologiques (prolifération des insectes, dépérissement des palmeraies, pertes de rendement,…), constituent une perte des eaux souterraines et à la salinisation des sols suite à la forte évapo(transpi)ration en été. Depuis longtemps le problème qu’engendre ce phénomène, a atteint un niveau localement alarmant dans de nombreuses régions du Sud de l’Algérie (Ouargla, El-Oued, El-Goléa, Touggourt,…).

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            Connaissant que les eaux géothermales de la nappe du Continentale Intercalaire (Nappe de l’Albien), principale source d’eau potable des régions du sud, sont très minéralisées (> 2,5 g/l) et de forte dureté (102 °f), posant de sérieux problème (Entartrage, corrosion, perturbation de débit, désactivation des lessives, bouchage des systèmes d’irrigations, …) et même sur la santé humaine (formation des cailloux urinaires). A Touggourt, sud Ouest de Ouargla par exemple, en dix ans de mise en service des réseaux d’alimentation en eau potable, les diamètres des conduites, a été réduits de 50% (Fig. 3). Le coût d’entretien et de rénovation des réseaux colmatés, est évalué à 42 millions de DA en 10 ans. Le laboratoire de recherche "Génie de l'Eau et de l'Environnement en Milieu Saharien" fixe comme objectif d’identifier et résoudre les problèmes liés à l’impact de l’utilisation des eaux de l’Albien sur les équipements notamment hydrauliques et pétroliers.

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Fig. 3. Exemple du phénomène d’entartrage dans les conduites de la ville de Touggourt

Par ailleurs, les eaux potables de nombreuses régions du Sahara Algérien sont chargées en fluorure (Messaïtfa, 2008). Bien que le fluorure est bénéfique, indispensable à la croissance et au maintien des tissus osseux et des dents (Arbab Chirani et Foray, 2005, Acharya, 2005), une prise excessive en fluorure, au-dessus des niveaux admissibles (1,5 mg/l), mène à la fluorose dentaire et squelettique (Onyango et al., 2004). L'intoxication aiguë peut avoir comme conséquence des complications neurologiques (Long et al., 2002), une formation de pierre urinaire (Singh et al., 2001) et une hypocalcémie (Pettifor et al., 1989) des patients endémiques et du cancer.

Classée troisième fléau mondial, la fluorose (dentaire et osseuse) est la pathologie la plus répandue dans le monde (Badet et Richard, 2004). Elle demeure un problème de santé publique pour beaucoup de pays en voie de développement (Jones et al., 2005). Dans le Sud de l’Algérie, nous assistons à une fluorose "silencieuse" parmi les citoyens, qui a été signalée à travers de nombreux travaux et enquêtes épidémiologiques (Pinet et al., 1961; Poey et al., 1976, Messaïtfa, 2008).

Orientations

Le laboratoire réalise des analyses dans le cadre des projets et axes de recherche. Il accueille également les étudiants en graduation (Master) et en post graduation (Doctorat).  Les principaux paramètres analysés sont :

  • Paramètres généraux : conductivité, pH, substances non dissoutes
  • Paramètres globaux : carbone, phosphore, azote
  • Demande chimique et biochimique en oxygène (DCO et DBO)
  • Anions (chlorures, sulfates, nitrates, fluorure ...) et cations (calcium, magnésium ...)
  • Métaux.

Les activités scientifiques menées au laboratoire de " Génie de l'Eau et de l'Environnement en Milieu Saharien (LGEEMS)" couvrent des thèmes de recherche à caractère fondamental et appliqués dans les trois compartiments de l'environnement, eau, aliment et sol, et répondent à des attentes sociétales comme les problèmes de la qualité chimique des eaux, de l'environnement et des aliments.

II- IDENTIFICATION DU LABORATOIRE

Intitulé du Laboratoire 

Génie De L’Eau Et De L’Environnement En Milieu Saharien   

 Acronyme du labo

LGEEMS

Année et arrêté d’Agrément

Directeur du laboratoire

messaitfa  amar

Nombre d’équipes

04

Nombre de chercheurs + Personnel A.T.S.

 Faculté

Sciences Appliquées

 Établissement

Université Kasdi Merbah-Ouargla

 Coordonnées :

 Localisation physique :

Centre de recherche – Pôle 3 de l’université de Ouargla.

 

III- OBJECTIFS DU LABORATOIRE :

Les projets de recherche proposés au sein du laboratoire rentrent dans le cadre recherche (fondamentale et appliquée) et le développement. Ils se fixent comme objectif d’identifier et résoudre les problèmes liés à l’eau et de son impact sur la santé, l’environnement (eaux usées, salées…) et les ouvrages hydrauliques, pétrolières (corrosion) et de génie civil. Aussi ils prennent en charge la gestion, le traitement, le recyclage des eaux (usées et salées) et à la valorisation des produits et sous-produits locaux (noyaux de dattes, déchets de bois, argiles et des huiles de cades) dans l’amélioration de la qualité des eaux..

Manifestation Scientifique

Les départements développent des relations d’échanges et de coordination avec les structures d’enseignement, de Recherche et de Développement impliquées ou intéressées par les problèmes environnementaux et l’agriculture dans les régions sahariennes. A cet effet, de nombreuses conventions sont signées, constituant ainsi un cadre organisé avec l’INRA, le CDTN[1], l’IFP[2] et l’ONM[3].

 En outre, des relations très étroites sont entretenues d’une façon permanente avec la profession représentée essentiellement par les agriculteurs, les inspections et directions de l’environnement, les structures technico-administratives et de développement relevant du Ministère de l’Agriculture (DSA, Subdivisions, Chambres d’Agriculture, CDARS, INPV, ITDAS,…), de la direction de wilaya de l’environnement et de la Sonatrach.

 Sur le plan international, et malgré une conjoncture défavorable, de nombreux échanges ont été établis avec des structures et organismes essentiellement par la participation des enseignants chercheurs à des manifestations scientifiques et les enseignements post-gradués.

Projet de Recherche